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L'Incoronazione di Poppea, Zürich 2005
 
„Mit seinem hochgeschlossenen Hemd und der dicken Hornbrille ist Franco Fagioli als Ottone von Anfang an als Verlierertyp charakterisiert. Stimmlich lässt sich der Countertenor von dieser Maskerade aber nicht beeindrucken. Ganz akkurat und jubelnd besingt er seine Liebe zu Poppea, fürchterlich durchschüttelt es ihn, als er die Wächter Neros vor ihrem Haus erkennt. Seine Enttäuschung ist verständlich, denn in dem roten Lotterbett räkelt sich eine verführerische Poppea. Juanita Lascarro hat die Zürcher Premiere gerettet, sie ist nach nur eineinhalb Tagen Probe für die erkrankte Vesselina Kasarova eingesprungen. Stimmlich beherrschte sie diese Partie bestens: Sie singt die Rolle derzeit auch in der Frankfurter Oper. Körperlich geht es bei Flimm aber heftig zur Sache: Die Männer schmiegen sich an sie, und wahrscheinlich findet auch sie daran Gefallen. Ganz sicher ist das bei Jonas Kaufmann der Fall, der den Nerone als südlichen Lovertyp spielt. Ein wunderbares, sich beflügelndes Duo hat da zusammengefunden - sie voll von verlangender Ungeduld, er zunehmend überfordert von ihrem Verlangen. Dabei bleibt alles sehr spielerisch; es geht um Liebe, nicht um Macht Das liegt in hohem Maße an Harnoncourts Dirigat. Stehende Töne gibt es bei ihm nicht, diese werden lautlich plastisch gestaltet. La Scintilla, das Spezialistenensemble für Alte Musik aus dem Orchester der Oper Zürich, integriert alte Instrumente in ihr Spiel wie Naturhörner, Barockposaunen oder diverse Saiteninstrumente und bietet so eine breite Palette an Klangfarben. Und wenn Francesca Provvisionato als Ottavia die Abschiedsarie "A Dio Roma" nicht über die Lippen kommen will, drängen auch die Musiker nicht zum flüssigen Spiel. Und wenn Lászlã Polgár als Seneca freudig in den Tod geht, wird er von festlichsten Tönen begleitet. Harnoncourts Sicht auf Monteverdi heute: keine Askese, keine psychologischen Abgründe, sondern sinnlicher Genuss von Note zu Note." (A.Friedl)
 

 
 
L'Incoronazione di Poppea, Zürich 2005
By Shirley Apthorp, FINANCIAL TIMES, February 22 2005
 
The early music movement has come a long way since the 1970s. Or has it? Zurich Opera's new L'incoronazione di Poppea invites comparisons. This opera house's Monteverdi cycle three decades ago changed the way the world thought about the composer. Now it's time for the remake. Same conductor, different directors. Klaus-Michael Grüber staged a spare, emotionalIl ritorno d'Ulisse in patria three years ago. For Poppea, it's Jürgen Flimm's turn.

Certainly nobody could accuse Nikolaus Harnoncourt of staying the same. Almost all his tempi have changed since the 1970s, largely in favour of the text. Now what we hear is pure Dramma per musica, intensely psychological, profoundly expressive. Every phrase is illustrative, laden with meaning. Busenello's tale is shockingly amoral, and Harnoncourt is out to make sure that we notice Monteverdi's take on it.

Flimm gives us pure soap opera, updating the action to a slick 1970s Italian villa (sets: Annette Murschetz), in indiscriminately modern costumes (Heide Kastler). After their prologue, Fortuna, Virtù andAmore remain, reappearing in various disguises to watch or steer the action. Allegorical espionage, to help us remember what the opera is about. It's intellectually unambitious and undeniably entertaining.

Juanita Lascarro leapt into the breach left by Vesselina Kassarova's sudden indisposition to give us a Poppea of compelling erotic allure. As her vanquished rival, Ottavia, Francesca Provvisionato is a picture of dissolute disillusionment, with enough fire left in her for a devastating final aria. Jonas Kaufmann makes a magnificently narcissistic Nero, looking and sounding effortlessly gorgeous. László Polgár plays Seneca as Star Trek's Captain Jean-Luc Picard, senior but flawed, vocally absolutely in command. Smaller roles are solidly cast, although the opening night had an under-rehearsed feel. The house baroque orchestra, La Scintilla, normally excellent, recalled the 1970s by sounding as if some players were still coming to terms with their instruments. We were told that a 'flu epidemic was doing the rounds. Next time, it should do them elsewhere.
 
 
L'Incoronazione di Poppea, Zürich 2005
SZ vom 17.03.05 H.W.Koch
 
„Doch Harnoncourt wird das Spiel des recht großen Ensembles selber nicht mehr "original" nennen -- wohl aber eine freie Nutzanwendung gründlicher Forschungsarbeit. Musikalisches Glück auch dank der exzellenten Sänger. Dank Jonas Kaufmanns betörend belcanteskem Nero-Tenor: ein verzogener Schönling. Und auch Dank Juanita Lascarro, der statt der erkrankten Vesselina Kasarova in letzter Minute eingewiesenen Poppea -- eine manierliche Luxusdirne, wie sie sich durchs Bett zur Macht räkelt, mit natürlicher Erotik in der Stimme. Oder wäre Francesca Provvisionato als Neros verstoßene, indes auch zu unfeinem Handeln fähige Gattin vorzuziehen? Vielleicht auch László Polgárs Samtbass mit Senecas Philosophensentenzen, womöglich der überaus kultivierte Franco Fagioli, ein 23jähriger argentinischer Countertenor als Poppeas karrierehalber verabschiedeter Ehemann. Flimms Hang zur schalen Vordergründigkeit ist lästig. So lässt er die Gottheiten permanent den Fortgang des Geschehens inspizieren, und sei es als Putzkolonne oder als Pizzaboten. Beim frühmorgendlichen Abschied des Kaisers von seiner Geliebten vor deren Haus ist Nero bei Monteverdi u fast ängstlich auf Diskretion bedacht, darauf, dass die Öffentlichkeit nichts mitbekomme. Das kümmert den Effektregisseur Flimm nicht. Täte er es, hätte er die Beiden nicht so ausdauernd im Bett. Und das muss sein.“
 
 
Opéra International - mars/avril 2005 - 18 février 2005
 
"Nikolaus Harnoncourt est revenu à son point de départ en acceptant de diriger une nouvelle production de L'incoronozione di Poppea, plus de vingt-cinq ans après le formidable retentissement international de son premier cycle Monteverdi monté ici-même avec la collaboration de Jean-Pierre Ponnelle. Son approche n'a pas changé, mais la sensualité et la suavité prennent maintenant le pas sur l'acuité des angles et la rigueur rythmique recherchées par le passé. L'Orchestre La Scintilla, bien que parfois en guerre avec la justesse de l'intonation du côté des vents, tisse une broderie chatoyante dans une fosse surélevée pour l'occasion afin de faciliter le dialogue avec les chanteurs. Moins directif que par le passé, le chef accepte d'accorder le primat à la parole et à la situation dramatique ; ce parti pris confère une souplesse inattendue mais bienvenue à son approche, désormais ennemie de tout dogmatisme, jusque dans l'acceptation de certaines ornementations parfois franchement audacieuses, comme par exemple le rire des courtisans lors du couronnement ou les longs bégaiements d'Ottavia dans les mesures initiales de son "Addio, Roma".
Les chanteurs, parfaitement à l'aise malgré la défection de dernière minute deVesselina Kasarova en Poppea, forment une troupe homogène dont chaque élément se profile avec une impressionnante justesse de ton et un engagement scénique non moins admirable. Juanita Lascarro (la Poppea de l'opéra de Francfort) a sauvé in extremis la représentation en reprenant au pied levé un rôle qu'elle habite jusque dans ses moindres replis ; sa présence sexy, alliée à sa voix chaude quoique peu percutante dans l'aigu, rend parfaitement crédible son ascension au trône. Le ténor allemand Jonas Kaufmann est un Nerone impulsif, capable de pianissimi ensorcelants dans les duos d'amour, mais dont les moyens vocaux se révèlent d'une étonnante puissance dans la scène d'orgie avec Lucano, chanté ici avec verdeur par Rudolf Schasching. Francesca Prowisionato, remplaçant Marjana Mijanovic en Ottavia, fait avec son timbre profond une démonstration brillante de chant baroque, alors que le Seneca de Laszlo Polgar réussit à être solennel sans devenir pontifiant. Franco Fagioli utilise les ressources d'un timbre de contre-ténor plutôt fragile pour souligner la veulerie et la lâcheté d'Ottone, alors que Jean-Paul Fouchécourt en Arnalta crée la sensation avec sa voix sûre, sensuelle et étale sur tout le registre. Sandra Trattnigg brosse de Drusilla le portrait d'une femme fondamentalement vertueuse et aimante. Excellente jusque dans les emplois les plus courts, la troupe zurichoise transforme ces trois heures et demie de spectacle en un véritable enchantement salué par les ovations d'un public conquis.
Jùrgen Flirnm, dans sa mise en scène, entend souligner le modernisme du propos en transposant l'action en plein XXe siècle. Il a fait construire sur le plateau tournant une maison qui semble avoir été dessinée par un élève moyennement doué de Le Corbusier (décors : Annette Murschetz) ; les personnages, en tenues vestimentaires de coupe contemporaine (costumes : Heide Kastler), passent constamment d'un endroit à un autre, comme pour souligner le caractère interchangeable des situations qui se construisent autour de l'appât du gain et du désir sexuel aveugle. Une certaine froideur se dégage de cette production baignant dans des éclairages crus, mais elle sert finalement bien un livret où l'on chercherait en vain une trace de grandeur humaine, et peut-être même de sincérité."
 
 
ConcertoNet - 18 février 2005
 
"Nikolaus Harnoncourt est le chef d'orchestre qui peut se targuer de la plus longue expérience de Monteverdi. N'a-t-il pas été, au début des années 70, l'initiateur - avec Jean-Pierre Ponnelle - d'un cycle ici même à Zurich des trois opéras du compositeur, cycle qui a joué un rôle déterminant dans l'entrée au répertoire de ces oeuvres? Trente ans plus tard, le maestro remet l'ouvrage sur le métier: après Il Ritorno d'Ulisse in Patria en 2002, il reprend aujourd'hui L'Incoronazione di Poppea, avec la complicité de Jürgen Flimm, un tandem qui a déjà été à l'origine de représentations à Salzbourg en 1993. Sur le plan musical, l'auditeur est frappé par l'importance de l'effectif orchestral, qui dépasse nettement les usages en la matière. Avec pour résultat un son plus dense, moins sec que ce qu'on a l'habitude d'entendre dans ce type de répertoire, et personne ne s'en plaindra. Pour le reste, si la direction d'Harnoncourt s'est affinée, elle n'en continue pas moins de fasciner par sa dynamique et ses contrastes, avec des tempi plutôt rapides. L'ensemble La Scintilla, composé de musiciens de l'Opéra de Zurich jouant sur instruments anciens, peut parfois manquer de précision, mais il offre une impressionnante palette de couleurs, démontrant les progrès accomplis sous la baguette de chefs tels qu'Harnoncourt justement, mais aussi Gardiner, Christie et Minkowski.
Comme pour prouver que l'intrigue est intemporelle, Jürgen Flimm a décidé de la transposer à notre époque, dans un décor constitué par un appartement ultra design sur deux étages et pivotant sur lui-même. Un critique anglais a d'ailleurs malicieusement démontré la pertinence de ce choix en demandant à ses lecteurs si cette fresque d'un souverain qui finit par couronner sa maîtresse ne leur rappelait pas une autre histoire de notre époque... Blague people à part, on ne peut manquer de constater que le plateau est rempli de lits, de divans et de fauteuils sur lesquels sont assoupis bon nombre de figurants. Et pourtant, le spectacle n'incite pas à la somnolence, bien au contraire, tellement il est prenant. D'abord par sa très haute charge érotique. Les duos entre Néron et Poppée se déroulent le plus souvent sur un lit et plusieurs personnages évoluent en sous-vêtements (ce qui n'est pas - encore? - une évidence pour les chanteurs d'opéra), avec pour point culminant la scène entre l'empereur et Lucano, aux connotations très explicitement homosexuelles. Au-delà de ce parti pris au demeurant fort réussi, Flimm a su proposer une excellente direction d'acteurs, en caractérisant habilement chaque personnage. Pour une fois, la transposition fonctionne, ne suscitant pas de rejet de la part du public.
Après une grippe qui l'a contrainte à annuler les premières représentations, Vesselina Kasarova a fait des débuts très attendus dans le rôle-titre. Malheureusement, les attentes n'ont été comblées qu'à moitié. Si, sur le plan vocal, la mezzo bulgare impressionne toujours par ses graves d'une richesse incroyable, elle peine, physiquement parlant, à imposer son personnage de séductrice prête à tout pour arriver à ses fins et paraît un peu terne. D'autant que l'autre héroïne, l'Ottavia de Francesca Provvisionato, brille quant à elle par son intensité scénique et l'émotion qu'elle dégage dans le rôle de l'épouse bafouée. Seule italophone de la distribution, sa diction est excellente, rendant superflus les surtitres. Chez les messieurs, la palme revient à Laszlo Polgár, Sénèque à la gravité noble, et à Jean-Paul Fouchécourt, qui réalise un numéro magnifique de drôlerie en Arnalta. Un peu plus en retrait, mais néanmoins convaincant, grâce notamment à son physique d'athlète, dans son rôle d'empereur paranoïaque et tyrannique, Jonas Kaufmann séduit par son lyrisme, alors que le contre-ténor argentin Franco Fagioli fait des débuts remarqués à Zurich. On se réjouit d'ores et déjà de le retrouver bientôt face à Cecilia Bartoli, dans Giulio Cesare."
 
 
Monteverdi-Oper in den 1970er Jahren
Salzburger Nachrichten 25. Februar 2005
Jürgen Flimm inszenierte in Zürich "L'Incoronazione di Poppea" - Am Pult Nikolaus Harnoncourt REINMAR WAGNER
 
Reinmar Wagner Zürich (SN). Schon bei den Salzburger Festspielen 1993 haben Nikolaus Harnoncourt und Jürgen Flimm Monteverdis dritte und letzte Oper "L'Incoronazione di Poppea" zusammen herausgebracht. In Zürich, wo Harnoncourt vor über 30 Jahren (mit Jean-Pierre Ponelle) die Sicht auf Monteverdi aktualisiert hat, haben sie nun dem Werk erneut die Krone aufgesetzt. Premiere war Ende der Vorwoche.

Jürgen Flimms Inszenierung baut auf die vielgestaltige Drehbühne von Annette Murschetz und die 70er Jahre des verflossenen Jahrhunderts, was irgendwie so fern erscheint, wie die Römer Schandtaten Neros. Der Poker um Macht, Sex und Liebe ist in dieser High-Society-Gesellschaft nicht tiefgründiger erzählt als in irgendeiner anderen Umgebung. Ein konzeptioneller Wurf ist diese "Poppea" wohl nicht. Was Flimm jedoch nach wie vor beherrscht ist das Handwerk: Die Personenführung ist exzellent, bruchlos und bis ans Ende durchgearbeitet und wird von einem jungen Ensemble auch tadellos umgesetzt. Bisweilen manieriert wirkt die Masche, jedes Wort in einer Geste umzusetzen. Diese Inszenierung hat ihren Unterhaltungswert. Wirklich tief in die Seelen dieser Figuren blicken wir allerdings nicht.

Der Herr der Klangfarben aber war Nikolaus Harnoncourt: Schon im Continuo mit zwei Harfen, Laute, Theorbe und Barockgitarre, Cello und Fagott, Orgel und Cembalo entfachte die Barockfraktion "La Scintilla" des Zürcher Opernorchesters einen Farbenrausch, und die Melodieinstrumente standen ihnen an Nuancen nicht nach. Auch dynamisch sorgte Harnoncourt mit sicherer Hand für Lebendigkeit und Dramatik. Rhythmisch - noch nicht alle Tempowechsel waren im Ensemble sofort klar - zeigt Harnoncourt (wie schon bei seinem Mozart) einen Hang zu Extremwerten und Kontrasten. Spannend und lebendig wirkt das immer, bisweilen allerdings auch etwas plakativ.

Vesselina Kasarova hätte die Titelrolle singen sollen, war aber erkrankt; ihr Ersatz, die in Frankfurt singende Kolumbianerin Juanita Lascarro, sieht zwar blendend aus, was dieser Rolle in den knappen Kostümen von Heide Kastler gut ansteht. Aber ihre sängerischen Möglichkeiten waren beschränkt, sie sang eine gleichförmige, ansonsten gute Poppea. Wie man mehr Klangfarben bei Monteverdi einbringt zeigten Francesca Provvisionato als Ottavia und Jonas Kaufmann als Nero. Eindrücklich sang der Argentinier Franco Fagioli den Ottone: ein Counter mit Körper und Schmelz, elektrisierend und mitreißend.

Monteverdis "Poppea" verlangt viele Rollen, und die meisten sind dankbar, weil jeder Auftritt seine Spezialitäten hat. Rudolf Schasching zum Beispiel brillierte sowohl szenisch wie stimmlich als Lucano. Einmal mehr imposant sang László Polgár den Seneca. Den Vogel schoss Jean-Paul Fouchécourt ab, und dies nicht nur, weil der französische Tenor in der Rock-Rolle Arnalta (die Amme Poppeas) mit seinen sprichwörtlichen Komiker-Fähigkeiten glänzen konnte, sondern genauso wegen seiner herausragenden stimmlichen Fähigkeiten, die in einem zauberhaft-zärtlichen Schlaflied für Poppea gipfelten. © SN.
 
 
Opera News/ Mai 2005
ZURICH – L’Incoronazione di Poppea, Opernhaus Zürich, 2/18/05
 
On February 18, Nikolaus Harnoncourt returned to Monteverdi´s L’Incoronazione di Poppea in Zurich. When he last staged this opera here, his collaborator was Jean-Pierre Ponnelle; what they achieved resembled a Rome inspired by the landscape paintings of Jan Breughel — Monteverdi´s contemporary and, like him, an ardent advocate of the chamber-art style of early Baroque. Harnoncourt’s long journey through the operas of Monteverdi led him to Salzburg, where in 1993 Jürgen Flimm replaced Ponnelle (who had died in 1988) as Harnoncourt’s director of choice. The new Harnoncourt/Flimm effort — with designers Annette Murschetz (sets) and Heide Kastler (costumes) — for Zurich looked like the fashionable villa of a Bauhaus architect, built on a rotating platform, which facilitated transitions between the rooms of its two-story floors. The look of the setting may have changed in the past quarter-century, but the amoral, lascivious dealings of its inhabitants remained much the same. These were the citizens of a depraved society that enjoyed its debauches to the fullest, whether they were in Nero’s Rome, Monteverdi’s seicento or Fellini’s La Dolce Vita.

Harnoncourt and “La Scintilla,“ a group of specialist players from the Zurich Orchestra, created a sound world that was ravishigly beautiful: elegant, sensuous and infinitely refined, this was music-making on the highest level. This also held true of the conductor’s treatment of voices: Harnoncourt gave us crystal-clear enunciation of the words by distinguishing clearly among the three different kinds of declamation: the recitar cantando (the speaking on tones), the cantar recitando (the eloquent singing) and the cantare (the legitimate singing). The rather small Zurich house is ideally suited to these subtle gradings of volume and sound — which in Ottavia’s “Addio, Roma,“ with its minutely shaped pauses between words, transport us straight into heaven.

I have been less than enthusiastic about Flimm’s productions recently, but his new Poppea emerged as a marvel of psychological probing into the souls of its highstrung characters. They were more human than we ever have seen them before. Flimm´s treatment of the three allegorical figures in the prologue as contemporary beings, appearing in different guise throughout the three acts, strengthened the dramaturgical backbone of the story, but I was less happy with his notion of casting Amore as a boy soprano, whose chirping was too feeble compared to the mature voices surrounding him. But what made Flimm’s production so exemplary was its feeling of lush sensuality and eroticism — ecstasy, like a virus, took possession of all of the characters in scenes of bandoned voluptuosness.

A great difference exists bewteen Harnoncourt’s soloists of the 1970s — familiar from Harnoncourt’s Telefunken recording — and their successors. Formerly, there were few genuine Italian voices in Harnoncourt’s Rome — the Swedish Elisabeth Söderström was cast as Nero; the Americans Helen Donath and Cathy Berberian were Poppea and Ottavia, respectively; the Britons Paul Esswood and Philip Langridge sang Otho and Lucan. Their heirs today had an authentic Mediterranean halo about their vocal outpourings. While everybody felt sorry that Vesselina Kasarova had to cancel her first night as Poppea (after six weeks of rehearsals), her replacement, the Colombian Juanita Lascarro, had the necessary sensuousness and physical charms to make her irresistible. Tall, beautiful and incredibly sexy, this Poppea was unstoppable on her strictly calculated way to supreme power as she inflected Monteverdi’s vocal lines with gorgeous, gossamer sweetness. Her voice perfectly matched with that of her Nero, Jonas Kaufmann, the slightly metallic timbre of his mellifluous, pliable tenor ideally reflecting his iron will.

Perhaps the most beautiful voice of all belonged to that of Francesca Provvisionato, whose luminous, haunting mezzo brought her characterization of Ottavia to celestial heights in the deposed queen’s infinitely moving farewell to Rome. Franco Fagioli’s flexible counter-tenor perfectly fitted the wayward chacracter of the deeply frustrated Ottone, and Laszlo Polgár held us all in thrall with the skillful ruminations of his Seneca, splendid and even-scaled in his descent to a resonant low C. The remainder of the cast provided a rich tapestry of individual vocal timbres, but there were two character studies of overwhelming spontaneity and musical power: the high-heeled Arnalta of Jean-Paul Fouchécourt (the tenor who was the much admired Rameau Platée in the famous French productions under Minkowski), a lusty source of life, and Rudolf Schasching, who after his unforgettably gluttunous Iro in Ritorno d´Ulisse, instilled his Lucano with a similar unquenchable thirst for libation – making his duet with Nerone after Seneca´s death an orgy of reveling.

However, if there was anybody to be crowned after these three and one-quarter hours of operatic richness, it should have been Harnoncourt, the legitimate conqueror of the vast Monteverdian cosmos.

HORST KOEGLER
 
 
Opernwelt, April 2005
ZÜRICH
Monteverdi: L’incoronazione di Poppea
Reich der Sinne
 
Vor rund einer Generation sind Jean-Pierre Ponnelle und Nikolaus Harnoncourt von Zürich aus auf den Planeten Monteverdi gestartet. «Poppea» war damals eine Sache üppigen Barocks. Jetzt ist Harnoncourt — mit einer Zwischenstation in Salzburg 1993, bei der er sich mit Jürgen Flimm als Partner verbündete — mit «Poppea» an die Limmat zurückgekehrt. Diesmal zeigt die Bühne eine sehr heutige Stadt, deren coole zweistöckige Nobelvilla Annette Murschetz erbaut und auf ein Rotationsplateau platziert hat, mit fließenden Übergängen zwischen den einzelnen Räumlichkeiten. Auch wenn die Mode gewechselt hat (gefertigt von Heide Kastler in einer der schicken Boutiquen an der Bahnhofstraße) — die Gesellschaft ist sich absolut gleich geblieben: eine total depravierte hedonistische Spaßgesellschaft, die ihren jeweiligen Lüsten und Obsessionen frönt. Mit bestem Gewissen übrigens, weiß sie sich doch als ohnmächtiger Spielball der Götter, von denen Amor gleich im Prolog seinen beiden Kolleginnen Fortuna und Virtù klar macht, wer hier das Sagen hat.

Gleich geblieben ist auch der ganz aus der musikalischen Sprachdeklamation generierte Klangduktus der Produktion, der die Gesangslinien aus der deklamatorischen Rhetorik der lnstrumentalstimmen hervorgehen und wieder in sie einmünden lässt: die fließende Partnerschaft zwischen Instrumenten und rezitatorischen Kantilenen der Sänger, zugespitzt und auf den Punkt gebracht von Harnoncourt. Mit dem brillant aufgelegten Orchestra «La Scintilla» des Opernhauses Zürich und einem hochkarätigen Solistenensemble auf der Bühne erzielt er so einen dialogischen Konversationston, der aus dem Parlando kommt, aber auch, wo nötig, den hochdramatischen Affekt nicht scheut und sich immer wieder besinnliche Atempausen gönnt. Zustande kommt so eine faszinierende Textdeutlichkeit und –verständlichkeit, die vollkommen natürlich wirkt. Dabei pflegt die Aufführung eine hochdifferenzierte Piano-Kultur.

Sie kann es sich leisten, weil sie über eine exquisite Sängerequipe verfügt, die sogar die bedauerliche Absage Vesselina Kasarovas weitgehend zu kompensieren vermochte, mit Juanita Lascarro als einer Poppea, die sich ganz im Sinne der sensualistischen Inszenierung von einer Straßendirne zu einer wahren Kaiserin des Eros wandelt. Man müsste sie alle nennen, die so fabelhaft aufeinander abgestimmten Sängerdarsteller dieses Ensembles; Jonas Kaufmann als smarter Lüstling Nero, Francesca Provvisionato als racheentschlossene Kaiserin Ottavia, Franco Fagioli als nicht zuletzt durch die Stimmlage des Countertenors sich zu erkennen gebender wankelmütiger Ottone, Laszló Polgár als moralisierender Seneca, Sandra Trattnigg als bis über beide Ohren in die Liebe verliebte Drusilla, Jean-Paul Fouchécourt als skurril transvestivische Arnalta, der umwerfend kumpelhafte Rudolf Schasching als Lucano und viele andere.

Dies ist unzweifelhaft die sinnlich-erotischste, musikalisch verführerischste der achtzehn Produktionen von Monteverdis «L‘incoronazione di Poppea», die ich seit meiner Erstbegegnung mit dieser Oper 1953 im Rahmen der Berliner Festwochen (Dirigent: Mathieu Lange, Inszenierung: Ludwig Berger) erlebt habe.
Horst Koegler

Monteverdi: L’incoronazione di Poppea.
Premiere am 18., besuchte Vorstellung am 23. Februar 2005.
Musikalische Leitung: Nikolaus Harnoncourt, Inszenierung: Jürgen Flimm, Bühnenbild: Annette Murschetz, Kostüme: Heide Kastier. Solisten: Juanita Lascarro (Poppea), Jonas Kaufmann (Nerone), Francesca Provvisionato (Ottavia), Franco Fagioli (Ottone), Laszló Polgár (Seneca), Sandra Trattnigg (Drusilla), Jean-Paul Fouchecourt (Arnalta), Kismara Pessatti (Nutrice), Rudolf Schasching (Lucano), Eva Liebau (Damigella), Andreas Winkler (Valletto), Gabriel Bermudez (Liberto capitano) u. a.
 
 
A coronation fit for a queen
By Rupert Christiansen, The Telegraph, 10/03/2005
 
Zurich Opera's one-night stands at the Festival Hall have given enormous pleasure over the past few years, reminding Londoners of the merits of an old-fashioned ensemble - what ENO should be and isn't.

Incidentally, who foots the bill for these visits? No munificent gnome is credited in the programme, but the operation must cost a fortune.

And it's worth every penny. This performance of Monteverdi's L'incoronazione di Poppea proved as richly absorbing and rewarding as last summer's Meistersinger. It was conducted, in his own edition, by Nikolaus Harnoncourt, who takes a more romantic view of the stylistic possiblities than he did 30 years ago. The orchestration is sumptuous, tempos are expansive, the phrasing allows portamento, and big, opera-house voices fill the cast.

The instrumentalists were drawn from the regular opera orchestra; some of their playing was more enthusiastic than expert, but the glitches didn't matter in the context of such a sensual, beautiful interpretation, a fascinating contrast to the leaner, more driven approach taken by René Jacobs at the Barbican last October.

There can rarely have been a more physically attractive Nerone and Poppea than Jonas Kaufmann and Vesselina Kasarova, and they sounded as good as they looked. Kaufmann sang with unfailing musicality, but also managed to suggest the emperor's tyrannical paranoia; Kasarova wielded her vibrant mezzo-soprano to paint a vivid picture of opera's Becky Sharp.

As the spurned wife Ottavia, Francesca Provvisionato went into exile with heart-tugging intensity, and the magnificent Laszlo Polgar laid down his life as Seneca with grave nobility. Jean-Paul Fouchécourt's Arnalta was a brilliant comic turn, Elsewhere there were some voices that were less than ideally clean and polished, but none that was less than totally involved.
 
 
Style to boost the substance

Evening Standard (London), Mar 4, 2005 by BARRY MILLINGTON
L'incoronazione de Poppea/Zurich Opera Royal Festival Hall

 

ALL semi-staged opera performances require some imagination from audiences.

Some require a great deal. One such was Zurich Opera's presentation of Monteverdi's Coronation of Poppea at the Royal Festival Hall.

For this extra-minimal staging, the singers were ranged on tiered platforms behind the orchestra. Since all were wearing concert dress, the high tenor playing the part of Poppea's nurse, Arnalta (Jean-Paul FouchEcourt) had to rely on his unusual voice to project the character. Similarly, when Ottone (countertenor Franco Fagioli) borrowed his female admirer's clothes as a disguise for his assassination attempt on Poppea, our imaginations had to work overtime to relish the comic absurdity of the situation.

Acting and gestures were intermittent, depending on the individual singer's whim. The question "should we touch?" hung persistently in the air, right up to the last moments of the rapturous final duet for Poppea and Nerone.

In these days of specialisation, it is to the credit of Zurich Opera that it can mount such a stylish performance of Monteverdi's final score. Many of the singers were company ensemble members, though there were some distinguished guests, most notably Vesselina Kasarova, in a class of her own as a superbly nuanced Poppea.

Jonas Kaufmann managed to balance ardour with the demands of style in the role of Nerone.

FouchEcourt did his best to inject some theatre into the whole thing, but was also rather touching as he invoked Love to watch over his mistress, accompanied by muted strings and plucked continuo in one of the opera's most gorgeous numbers.

Masterminding the operation was Nikolaus Harnoncourt, conducting his own edition of the work. His direction bore the characteristic hallmarks of bite and urgency, but there was also an admirable sense of continuity which went some way towards compensating for the lack of dramatic values.

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Crowning glory
by Michael Tanner, published The Spectator, 12 March 2005
 
Monteverdi’s last and greatest secular masterpiece, L’Incoronazione di Poppea, is an opera we get far too few chances to see. The last time it was performed on stage in London was in the largely brilliant ENO production of 2000, which has never been revived. That does have the consequence, however, that one is always pleasurably shocked by it anew, and though the Zurich Opera’s one-night stand at the Royal Festival Hall was only a partly acted concert performance, the impact was undimmed.

Nikolaus Harnoncourt brought with him the Orchestra La Scintilla of Zurich Opera, around 30 players of authentic instruments, and a starry cast, the most surprising feature of which was possibly the tenor casting of Nerone, whom we are used to hear sung by a counter-tenor or a mezzo, even, in the case of Harnoncourt’s first recording, by a soprano. Considerations of authenticity aside, the higher voice has the sovereign advantage of making the outrageous love duets still more sensuous by having a lot of singing in thirds, with almost Straussian effects of lushness. Still, with the casting we had at the Festival Hall, I wouldn’t want to complain.

Harnoncourt’s versions of the score have varied a good deal over the decades, as they are perfectly entitled to do. Mainly, he is still austere, with a limited range of colour, and that only employed sparingly. He seems above all concerned with the clearest and most forceful enunciation of the text, and the only case of vocal occlusion was in the Prologue, when the Tadzio-like Amore of Tino Canziani, a member of the Zurich Boys’ Choir, was momentarily swamped. Later on, when he came back (the only goddess to put in a second appearance, which has always seemed to me a rather casual handling of them by the otherwise brilliant librettist Busenello) to prevent the murder of Poppea by her rejected suitor Ottone, he was far more impressive, as (s)he needs to be: this is the point in the action where gods can’t be seen as only metaphors for human drives. If Amore didn’t intervene as a person, rather than merely as a force of love, Poppea would be killed — but this line of intervention is not pursued.

Indeed, apart from this moment of divine meddling, one can see Poppea as the most thoroughly realistic opera ever composed. By contrast with this, ‘slice of life’ operas from the veristi, even from Berg, seem and are hugely rhetorical. Monteverdi’s music does nothing to glamourise the participants’ feelings, it merely makes them clearer to us. The truth to life here, and only here, is of such an order that it knocks over the next 140 years of opera seria like a terrace of cards. There are lots of things to be said in favour of the stylisation that rapidly sets in, but we have to wait until the Mozart–Da Ponte partnership for a return to recognisably human figures interacting with one another. It isn’t a question of base feelings and motives versus elevated ones, but of rounded and identifiable creatures, mixtures of activity and passivity in the way that we bewilderedly feel that we are, rather than absolutely single-minded beings either wholly in charge of their lives or wholly subservient to powers that are, which is what we see during the long post-Monteverdian arrest.

The central couple couldn’t be more aptly cast than here: Vesselina Kasarova, in a state of acute décolletage, and Jonas Kaufmann at last having a chance to act and sing as he looks, their behaviour towards one another casually intimate, at the same time that their mutual desire almost awes them, if anything could. Harnoncourt has adjusted things so that Poppea is motivated entirely by desire, whereas the ambition to be Empress which blends so smoothly with the lust is a thought-provoking element in the plot as I see it. Kasarova, with her sultry tones and reckless manner, is well suited to either interpretation. Kaufmann has the wilfulness, petulance, tenderness and hauteur, not to mention the creamy tenor tones, to make a Nerone both alluring and frightening. My only reservation about them was in the final duet, a matter of whispered endearments, but elaborately ornamented by Harnoncourt and sung more as a proclamation of their love by the blissful wicked pair. None of the happy pair’s opponents stands a chance. The Ottavia of Francesca Provvisionato, grand and passionate as she is, is locked in misery and incapable of sensible planning; Ottone, an ungrateful role which Franco Fagioli did nothing to inflate, is at the mercy of whichever woman is lecturing him. Seneca, gloriously projected in the black tones of Laszlo Polgar, manages to be both impressive and an irritating bore, so one sympathises with the offensive Liberto of Gabriel Bermudez, telling him to get lost and quickly. And one sympathises utterly with the nurse Arnalta of Jean-Paul Fouchecourt, this marvellous singer and artist who can’t help stealing the limelight whenever he appears, yet who never seems to want to be anything more than a contributor to the whole action. Without a hint of weakness in the cast, and urgent projection of the drama on all sides, this was yet another of those non-staged performances which, without the impertinent intervention of a director, enable one to think about the work in the light of receiving its full emotional impact.

http://www.spectator.co.uk/archive/
 
 
Stuttgarter Zeitung
 
"Jonathan Miller, der Mozarts vorletzte Oper "La clemenza di Tito" jetzt am Opernhaus Zürich inszeniert hat, lässt das Stück in einem imaginären Duce-Italien der dreißiger Jahre spielen. In der Mitte der Bühne ragt ein grauer klassizistischer Spiralbau empor, von dessen oberer Plattform aus Bodyguards in Faschouniformen das Volk unter sich stets im Blick haben. Miller legt großen Wert auf schauspielerische Details. Selbst wenn die Protagonisten gerade nur zuhören, sind ihre Gesten und Blicke genau festgelegt. Szenischer Realismus soll den alltagsfernen Gesang und die dort ausgesprochenen Gefühle begleiten. In vokaler Hinsicht ist die Zürcher Produktion ein Glücksfall. Jonas Kaufmann mit geschmeidig-stabilem Tenor (Tito), Eva Mei mit souveräner stimmlicher Präsenz (als glamouröse Vitellia), Malin Hartelius (als schmeichelhafte-naive Servilia), Vesselina Kasarova (in ihrer Paraderolle des Sesto), Lilianu Nikiteanu (Annio) und Günther Groissböck (Publio) machen daraus ein wahres Gipfeltreffen des Mozart-Gesangs. Lediglich einige dramatische Passagen laufen da im Vibrato-Überschwang Gefahr, eher nach Verdi zu klingen.Franz Welser-Möst animiert das reduzierte, teils "historisch" bestückte Orchester der Zürcher Oper zu präzisem, farbreichem, kammermusikalisch transparentem Spiel" (W.Müller-Grimmel)
 
 
Telegraph: Rupert Christiansen reviews Zurich Opera's La clemenza di Tito
 

Zurich Opera's hugely successful series of one-off performances at the Festival Hall continued with a fresh interpretation of Mozart's La clemenza di Tito, in which the recitatives were delivered as spoken dialogue - the music for them was probably written by Sussmayr, Mozart's pupil, and can therefore be considered inauthentic.

Franz Welser-Most adopted some very slow tempi, but shaped the music eloquently and drew exquisite orchestral playing. With her light, flexible soprano, Eva Mei made Vitellia first cousin to the Queen of the Night, in marked contrast to the exuberant charm of Susan Graham's Sesto. Jonas Kaufmann miraculously breathed character into the marmoreal figure of Tito, and in the small role of Publio, a superb young bass, Günther Groissböck, gave promise of greatness to come.

 
 
ZURICH – La Clemenza di Tito, Zurich Opera, 4/24/05
Opera News July 2005
 
With Jonathan Miller’s production of Mozart’s La Clemenza di Tito (seen April 24), Zurich Opera completed its seasonal trilogy of operatic Roman emperors. In contrast to the first two installments — Monteverdi’s L’Incoronazione di Poppea and Handel’s Giulio Cesare in Egitto — the current Clemenza, conducted by Franz Welser-Möst, was free of any period-instrument ambitions (for which the house has its own brand of musicians, recruited from its normal orchestra, who perform under the name of “La Scintilla”). A surprising novelty was the decision to abandon Clemenza’s rather uninspired secco recitatives for spoken texts, concocted by a certain Iso Camartin; the operation misfired badly, due to somewhat stilted declamation from the singers. But then the whole production, designed by Isabella Bywater and set on a revolving rotunda pavilion with a spiral staircase, peopled by Romans in vaguely 1930s dresses and uniforms, lacked any dramatic urgency and fire — thus, sadly, confirming the ill-deserved reputation of Mozart’s last opera as the product of the composer’s waning creative energies.

This has been disproved, of course, by the numerous stagings of Tito that have appeared since Jean-Pierre Ponnelle mounted his groundbreaking productions at Cologne, Munich and Salzburg. Just two years ago, Salzburg’s sensational staging by Martin Kusej, conducted by Nikolaus Harnoncourt, revealed the ominous aspects of what Kusej called, “Mozart’s night piece, his dark and sinister pendant to Zauberflöte … a twenty-four-hour journey into the night of future catastrophes, terror-attacks and firebrands of the capitol.” The political dimensions of this opera about Tito Vespasian — an emperor who did not hesitate to conquer and destroy Jerusalem — were entirely missing in Miller’s Zurich production, which stressed the man’s clemenza at the cost of the music’s vendetta thunder rollings. As in his Zurich production of Zauberflöte, Miller opted for “natural,” Age of Enlightenment behavior onstage; what materialized was a succession of tastefully arranged, immobile stage pictures, beautiful to look at but drained of all dramatic fervor. Even the firestorm of the Capitol generated only a feeble flickering of flames.

It was hard to muster much enthusiasm for Welser-Möst’s soft-grained, untheatrical approach to Mozart’s score and his careful avoidance of appoggiaturas, though it has to be admitted that the clarinet and basset-horn obbligatos — their players not credited in the program — sounded ravishing. Welser-Möst’s beat could certainly have been fueled by some extra zest, his syncopations by stronger incisiveness. Little was made of the explosive clashes of contrasting keys, Welser-Möst’s opera gentile dallyings replacing Mozart’s needed opera seria gravitas.

Tenor Jonas Kaufmann, earlier this season the highly sensuous Nero of Zurich’s L’Incoronazione, added another potentate to his fast-growing list of imperial vacillators. His Tito was half dandy, half macho-man, but wholly self-enamored, the music delivered with caressing sweetness of tone, wonderful tonal gleam and keen, shapely phrasing. The other male among the principals, Günther Groissböck, articulated his warmly sung “Tardi s’avvede” so well that one wished Mozart had provided Publio with another occasion to parade his well-oiled bass. But the darling of Zurich audiences on this occasion was certainly Vesselina Kasarova as Sesto, who created a youth of noble integrity, the purity of his mind perfectly reflected in the grand aria “Parto, ma tu ben mio,” topped by a poignant and profoundly moving A-major adagio–rondo, “Deh per questo istante solo.” Nonetheless, I found Liliana Nikiteanu’s Annio even more beguiling of tone — and certainly more boyish in appearance. As Vitellia, soprano Eva Mei fumed with appropriate venom, the even scale of her electric roulades most impressive, her attack on her high D fearless, her dives into low notes bold and sure. Mei’s serene “Non più di fiori” revealed unsuspected depths of compassion. The cast gained spring-like freshness and sunshine from Malin Hartelius’s Servilia.
HORST KOEGLER
 
 
Neue Kronen Zeitung: MOZARTSAAL, Schumann, Strauss, Britten, Liszt
eine Mischung aus Wunschkonzert und Leistungsschau bot der junge Tenor Jonas Kaufmann. Immerhin konnte er mit den Liedern alle Facetten seines Könnens zeigen. Kaufmanns Tenor klingt kräftig, strahlt mitunter, überzeugt bei großen Ausbrüchen, klingt bei lyrischen Stellen biegsam, wenn auch manchmal etwas zu wenig schlank. Bei einer Schumann-Auswahl spürte man noch ein wenig Unsicherheit, so richtig entfalten wollte sich da das Timbre nicht. Schlichtes Zurücknehmen und verinnerlichtes Nachgrübeln sind seine Sache nicht. So klingen auch die Petrarca-Sonette von Franz Liszt sehr italienisch spritzig in den Farben, allerdings nicht farbig genug. Übrigens auch fürs Klavier (Begleitung: Helmut Deutsch). Man spürt: Es ist der Gestus der Oper, den Kaufmann braucht. Etwa bei Richard Strauss: Da singt er sich frei. Da greift sein Charme, da werden die Lieder zu kleinen Szenen. Dazwischen die Michelangelo-Sonette von Benjamin Britten, die er handfest anlegt. Viel zustimmender Applaus für ihn und Helmut Deutsch. Zu Recht! OL
 
 
Giornale della musica: Il mito stupito e il rito spogliato di Claudio Abbado
Dall'accostamento di mito e di rito – la Suite dal Prometeo di Nono e il Requiem mozartiano – esce una lettura di Claudio Abbado che opta da un lato per un'intensa lettura "morale" dell'opus laico di Nono-Cacciari-Piano e, dall'altro, per una spoliazione del mistero rituale e dell'elemento sacro nel Requiem.
Al Teatro Manzoni ha preso il via il pacchetto di sei concerti che conducono l'Orchestra Mozart per la prima volta fuori da Bologna (a Ferrara e al Maggio Fiorentino). Anche questa eccellente nuova compagine può avere qualche sbavatura, e lo si è colto nella lettura del Requiem. Il che non ha impedito gli abituali acclamanti e festosi battimani ritmati di abbadiani itineranti e stanziali, che in chiusura, dopo l'ultima nota del Requiem, sono stati chiamati da Abbado a un lunghissimo silenzio in attesa degli applausi, quasi a ristabilire una sacralità che l'asciuttissima interpretazione ha tenuto lontana. Abbado sceglie articolazioni secche e nette, lavora come a rendere l'effetto del "non finito", a non sovrapporre enfasi alcuna al testamento mozartiano.
Di fronte all'amatissimo Luigi Nono, Abbado opera come un risarcimento di questo suo lavoro a togliere. Il suo Prometeo è ancor più concentrato ed estremo di quanto già non fosse (sono ormai vent'anni, dalle prime di Venezia e Milano), e gli viene in supporto l'adeguatissima qualità della Mozart e dei suoi solisti. Di alto livello, accanto all'ottimo Arnold Schoenberg Chor istruito da Erwin Ortner, la selezione delle voci per le due partiture: Rachel Harnisc, Petra Hoffmann, Susanne Otto e Marek Torzewski per Nono, col live-electronics di Radio Friburgo, e Mariella Devia, Sara Mingardo, Jonas Kaufmann e René Pape nel Requiem.
 
 
Gefühl für Haydns kleine Tonmalereien
"Die Schöpfung" mit Tenor Jonas Kaufmann in der Würzburger Johanniskirche
MAINPOST Ausgabe vom 02.07.2005
 
Würzburg Ob Chor, Orchester oder Solisten: Bei der Aufführung von Haydns "Die Schöpfung" in der Würzburger Johanniskirche konnte Christian Kabitz aus dem Vollen schöpfen! Selten hört man eine Interpretation, die trotz des liebevollen Sinns für Details niemals den gesamten Handlungsbogen aus den Augen verliert, die trotz des Gefühls für Haydns kleine Tonmalereien stets die Stringenz der Melodielinien wahrt und somit bei aller Unterhaltungsqualität niemals zur Effekthascherei wird. Eine diffizile Gratwanderung, auf der Kabitz von souveränen und verlässlichen Bergkameraden begleitet wurde. So brillierten die Münchner Bachsolisten mit saubersten Streichern, wunderbar phrasierenden Holz- und sensibel zu Werke gehenden Blechbläsern. Überzeugend auch der aus Teilen von Würzburger Bachchor und Frankfurter Cäcilienchor bestehende Chor: Absolut sicher und homogen in Tempo und Ausdruck gestalteten die in sich einheitlichen Stimmgruppen ihre Partien so differenziert, dass auch
komplexere Fugengeflechte gut durchhörbar blieben. Kleine Probleme gab es mit dem Klang: Während der Tenor keine Wünsche offen ließ, hätte man sich bei Sopran und Alt noch etwas mehr Glanz und Kern, im Bass etwas mehr satte Tiefe gewünscht. Auch drang der Chor bei Forte-Stellen mit viel Instrumentarium in höheren Lagen kaum noch über das Orchester. Nicht Unvermögen, sondern (unangebrachte) Zurückhaltung schien der Grund - denn im Schlusschor gab es diesbezüglich keine Probleme. Die Solisten begeisterten sämtlich durch ungeheure Ausdruckskraft: technisch makellos und mit silbern glänzenden Höhen sang Sopranistin Regina Klepper, wenn auch manche Koloratur mit weniger Tremolo noch klarer geklungen hätte; mit schlankem Tenor und schönster Phrasierung Jonas Kaufmann, mit weichem Bass und eindringlichster Gestaltung Dietrich Henschel, mit Würde ihren
Auftritt für vier Takte tragend Sonja Koppelhuber (Alt). Langer, verdienter Applaus in der fast ausverkauften Kirche.
Autor: Von Andrea Braun
 
 
Königskinder, Montpellier, Juli 2005
Opera News/November 2005
 
MONTPELLIER – Jeanne d’Arc au Bücher (7/16/05), Carmen (7/20/05), Il Figlio delle Selve (7/21/05), La Festa Cinese (7/26/05), Die Königskinder (7/27/05), Festival de Radio France at Montpellier
 
For many festival goers the concert performance of Die Königskinder was the highlight of this year’s operatic offerings, and fortunately the evening has been recorded for future CD release. Humperdinck’s work has never achieved the popularity of his Hänsel und Gretel. The work is both long and wordy, but the music is rich and expressive. Armin Jordan conducted an uncut version of the Expressionistic score to the manner born, and the evening took on a majestic sweep that fully justified Puccini’s reported enthusiasm for the Met premiere in 1910, with Geraldine Farrar as the Gänsemagd — a first night that followed the debut of the Italian composer’s own La Fanciulla del West by just fifteen days. In addition to the magnificent conducting of Jordan and the vibrant playing of the Orchestre National de Montpellier, the evening benefited from outstanding singing from the two main principals: Jonas Kaufmann as the Königssohn and Ofelia Sala as the Gänsemagd.

Kaufmann showed himself to be the finest of young German lyric tenors, with broad, muscular phrasing and clear, unflaggingly resonant tone, while Sala rose magnificently to the moving final scene, where the two “Königskinder” find love and royal status, but die poisoned by the loaf of bread baked up in Act I by the heavily pregnant, spitefully malicious witch of mezzo Nora Gubisch. (Armchair analysts might care to consider just why Humperdinck had it in for children in both of his best known operas.) There was also great singing from an experienced line-up of artists in secondary roles especially baritone Detlev Roth as the Spielmann, the ever faithful Lithuanian Radio chorus and the delightful Töchterchen of the young Nelly Lawson.
STEPHEN MUDGE
 
 
Ohne exaltierte Gefühle
Wiederaufnahme von Verdis "La Traviata" in der Inszenierung von Ruth Berghaus an der Stuttgarter Staatsoper
Von Angela Reinhardt, Eßlinger Zeitung 10. Oktober 2005
 
Stuttgart - Nachdem sie es dank Anna Netrebko sogar ins deutsche Fernsehen geschafft hat, leidet Giuseppe Verdis kranke Kurtisane nun auch wieder in der Stuttgarter Oper, wo die Ruth-Berghaus-Inszenierung von "La Traviata" aus dem Jahr 1993 wiederaufgenommen wurde. Bei der Premiere noch von den üblichen Berghaus-Buhs umtost, wurde die Aufführung jetzt einmütig bejubelt - und wirkt doch nach zwölf Jahren so seltsam brav. Denn Berghaus glaubte an den Kern der Geschichte, an die Liebe. Ihre Personenregie (so sie originalgetreu einstudiert wurde) bebildert fast durchweg die Handlung und weist nur an wenigen Stellen mit ein paar exzentrischen Gesten darüber hinaus. Auch Erich Wonders düstere Interieurs geben die Kälte der Gesellschaft direkt wieder, als Schnee oder als Beton, ebenso einfach wie die Schwarz-Weiß-Symbolik von Marie-Luise Strandts Kostümen.

Natürlich gibt es ein paar Irritationen: die Schneeberge in der Scheune des zweiten Aktes, wo Violetta und Alfredo in ihrem Glück die eigene Scholle begärtnern, die Schnapsleichen in der Tiefgarage des letzten Bildes, der an der Kurtisane seltsam desinteressierte Chor - und eine Violetta, die so gar keine Anzeichen von Husten oder Krankheit zeigt. Es sei denn die berühmte Krankheit zum Tode, die Langeweile, aber das könnte auch an der Sängerin Lukia Spanaki liegen, die immer etwas unbeteiligt wirkt. Von ihrer griechischen Landsmännin Maria Callas hat sie immerhin das scharfe Profil, aber scharf ist leider auch ihr Sopran, in den Spitzentönen über den leicht verwischten Koloraturen sogar trommelfelldurchbohrend. Wohl kann sie auch leise singen, aber dann bleibt es ein sängerischer Effekt - was ihr fehlt, sind die innigen Töne, das Zerrissene der liebenden Hure.

Viel schöner und viel echter leidet Jonas Kaufmann als leidenschaftlicher Alfredo, der seinen dunklen, leicht verhangenen Tenor leicht und mühelos führt - neben dem wie immer formidablen Staatsopernchor eindeutig der beste Grund, die Wiederaufnahme zu besuchen. Anders als Vater Germont: Michael Ebbecke kultiviert mit hohlem Bariton die Pianokultur, mit der sich ein Sänger durchmogelt, wenn das Forte nicht mehr da ist. Italien-Import Matteo Beltrami sollte eigentlich für die nötige Italianità beim Staatsorchester sorgen können, aber er dirigiert lediglich zuverlässig, ohne das Tempo je richtig anzuziehen, ohne die exaltierten Gefühle, den trunkenen Taumel der Strettas. Wenn die Inszenierung schon nicht mehr aufregt, müsste es wenigstens die Musik tun.
 
 
Stuttgarter Nachrichten: Staatsoper Stuttgart: "La Traviata" - Die Gärtnerin aus Liebe
Von Susanne Benda
Es ist ein eigen Ding mit alten Inszenierungen: Bei ihrer Wiederaufnahme begegnet man nicht nur Bildern wieder, die in der Erinnerung schon ein wenig ausgeblichen und vergilbt wirkten, sondern auf das Gespielte legt sich die Interpretationsgeschichte noch außerdem wie eine dicke, feste Patina.

Im Falle der erst zweiten Inszenierung einer Verdi-Oper, die Ruth Berghaus im Mai 1993 an der Stuttgarter Staatsoper unternahm, bewirkt diese zusätzliche Schicht, dass das Staunen wegfällt - darüber, dass sich die Berghaus überhaupt einer italienischen Oper annahm, wie auch darüber, dass sie dabei ein für sie bis dato ungewöhnliches Interesse an großen Gefühlen bekundet.

Dabei liegt im Mitleiden, im individuellen Empfinden, gar nicht die Stärke dieser großen Regisseurin: Mit dem Chor - das spürt man deutlich auch in dieser "Traviata", die Stuttgarts Staatsopernintendant Klaus Zehelein in seiner Abschieds-Spielzeit noch einmal ins Programm genommen hat - kann Ruth Berghaus weitaus zwingender umgehen als mit dem emotionalen Kammerspiel, das sich vor den in gewohnter Berghaus-Manier stilisierten Bewegungen der Masse abspielt. Dafür entschädigen die Sänger der Hauptpartien mit starker Bühnenpräsenz: Jonas Kaufmann, der einen glänzenden, geschmeidigen, kernigen Alfredo singt, und Lukia Spanaki als (hier zur Gärtnerin mutierten) Violetta, die sich trotz einiger Schärfen in der Höhe und trotz mancher nur ungefähr gelingender Koloraturen zu steigern vermag.

Michael Ebbecke muss in der Partie des Germont weite Tremolo-Strecken durchschreiten, bis er endlich in den einigermaßen beruhigten Gefilden der provenzalischen Heimat anlangt; Claudia Mahnke gibt eine ungewöhnlich interessante Flora. Matteo Beltramis hervorragende Qualität am Pult des Staatsorchesters ist seine Geradlinigkeit, der allerdings manches Feine, manche Zwischentöne zum Opfer fallen, und Michael Alber hat den Staatsopernchor so einstudiert, dass er nicht nur in präziser Choreografie jenen "Pulsschlag des Universums" ins Bild setzt, von dem bei den Liebenden so oft die Rede ist, sondern ebenso genau auch singt. Ein paar Details - Kopulationsszenen im letzten, Umtriebigkeiten im ersten Bild des zweiten Aktes - sind über die Jahre verloren gegangen; vielleicht hat man sie auch verlieren wollen, denn es ist gut so. Der Rest, den Spielleiterin Birgit Kadatz aufbereitete, gibt sich unverändert vital, und das ist noch viel besser.
 
 
Bad Urach: Liederabend, Jonas Kaufmann, Michael Nagy, Oktober 2005
Schiller e le ballate: particolare teatralità
Schiller poeta musicale, senza dubbio: vari aspetti della sua opera gli hanno conquistato un posto nella storia della musica. Non solo la particolare musicalità dei suoi veris, per ritmi e scelte lessicali, ma così come esiste grande lirismo in alcuni tratti delle sue opere teatrali, esiste anche una particolare teatralità in certe sue poesie. Non a caso il giovane Schubert affascinato dal teatro dà musica alle lunghe ballate di Schiller, facendone autentiche "opere in miniatura", con un solo interprete per tutti i ruoli. Era un'assoluta novità a quell'epoca musicare una ballata o in ogni caso una poesia così lunga in forma non strofica.
Parola e canto, dunque, in sintesi e confronto: l'attore Hans Korte - molto popolare in Germania sopra tutto grazie a serie televisive - ha letto i testi di Schiller in modo semplice ed efficace, diremmo non teatrale, richiamando alla memoria di molte persone versi ben conosciuti che sono stati poi cantati nella "versione Schubert", da Jonas Kaufmann (Die Buergschaft e Der Alpenjaeger) e da Michael Nagy (Gruppe aus dem Tartarus e Der Taucher): certo la musica - questa musica - dà un dimensione in più! Kaufmann si conferma eccezionale non solo per la qualità della voce, ma per la rara intelligenza con cui la usa e per la comunicativa. Più che buona la prova del giovane baritono Michael Nagy, voce bella, scura, grande, teatrale, espressiva, doti da affinare ma già notevoli. Entrambi col sempre grande Helmut Deutsch al pianoforte, esperto "scenografo e regista" di queste "opere". Dopo tanto dramma, il bis... offre da bere: il Punschlied - ovvero, Schiller spiega come preparare un punch!
 
 
Finale der Herbstlichen Musiktage: Verdis „Masnadieri" mit J.Kaufmann.,Hawlata,Wachuta) konzertant in Filderstadt
 
„Was an optischer Kulisse fehlte, wurde von der Württembergischen Philharmonie unter der Leitung von Roberto Paternostro klanglich ersetzt. Dem jungen Tenor nimmt man auch in Frack und Fliege sofort den unbändigen Rebellen ab, der nach entgleistem Vater-Sohn-Konflikt wutentbrannt in die Illegalität abtaucht: Glut im Auge, Sturm im Haarschopf und die Stimme, sie bebt vor Zorn und verzehrt sich doch in Sehnsucht. Gerade noch hat sie sich in wütendem Ausbruch mühelos über das volltönende Orchester erhoben - und nun tastet sie sich ganz zart, ganz verletzlich empor bis zu einem flüsterleisen Spitzenton. Das gibt Gänsehaut! Der junge Ukrainer Andriy Maslakov gibt ihn mit wuchtigem Bariton als rastlosen Getriebenen, Augen rollend und fahrig gestikulierend. Nicht weniger glaubhaft gibt Routinier Franz Hawlata mit schwarzem Bass den verzweifelten Vater der verfeindeten Söhne als gebrochenen Mann in tiefer Resignation. Nur bei Elisabeth M. Wachutka sträubt sich die Fantasie etwas: Die gestandene Oberpfälzerin will sich einfach nicht in das Bild des schwärmerischen jungen Mädchens verwandeln - zumal ihr zwitschernder Sopran eher an den Rosenkavalier denken lässt. Doch hat sie Routine und Technik genug, um ihren mit Schwierigkeiten gespickten Duetten und Arien Glanz zu verleihen.".
 
 
FESTIVAL / Schiller-Vertonungen beim Uracher Herbst
Räuber im Dreivierteltakt
 
Klein, überschaubar, doch mit überregionaler Strahlkraft: Der Bad Uracher Musikherbst glänzt wieder als Fest der Stimmen - im Austausch von Stars und Jungtalenten.
Zum Beispiel Jonas Kaufmann: Der 36-jährige Weltklasse-Tenor hat Anfang der 90er bei den Herbstlichen Musiktagen einen wichtigen Karrierehüpfer getan. Er begann damals als Kandidat unter vielen - im Uracher Meisterkurs bei Festivalgründer Hermann Prey. Heute singt er in der Stuttgarter "Traviata", gastiert in Wien, Paris und an der Met. Oder Franz Hawlata. Auch er zählt zu den Stammgästen. 2007, erfährt man, wird er wohl in Bayreuth den Hans Sachs singen - in den "Meistersingern", inszeniert von Wagner-Urenkelin Katharina. Nicht dass sie alle just im Ermstal angefangen hätten - aber der Musikherbst in Urach gab ihrer Sängerlaufbahn einen frühen, prägenden Kick. Das Fachwerkstädtchen in reizvoller Umgebung habe, so sagen sie, etwas Poetisch-Inspirierendes, frei nach Mörikes Lobeshymne "Besuch in Urach". Das verschlankte Festival umfasst heute neun Konzerte - in üppigeren Zeiten waren es an die zwölf. Dieses Jahr boten die Musiktage zum Thema Schiller etliche Raritäten auf. Etwa das von Max Bruch vertonte "Lied von der Glocke" (1878/79). Einst beliebt bei Oratorienvereinen, dann erstarrt in betulicher Liedertafel-Praxis, verschwand es in den 60ern von den Programmen. Die Uracher Aufführung mit dem Münchner Motettenchor und dem Philharmonischen Orchester Halle unter Hayko Siemens rehabilitiert das Opus nach Kräften. Sicher, auch Siemens inszeniert die großen Effekte - malt die "schöne Zeit der jungen Liebe" in schwelgerischen Harmonien, entfacht die apokalyptische Feuersbrunst als züngelndes Klanginferno. Doch abseits von solcher Tonmalerei setzt Siemens den Akzent auch auf Passagen, in denen Schiller die Vision einer friedlichen Bürgergemeinschaft entwirft - als Gegenutopie zu den von ihm verhassten Gewaltexzessen der Französischen Revolution. "Holder Friede, süße Eintracht" heißt es dann, und es sind jene "schönen" Stellen, in denen das exquisit wohltönende Solistenquartett regelrecht die Zeit still stehen lässt (Michaela Kaune, Margarete Joswig, Donát Havar und Detlef Roth) - immer an der kippligen Schwelle zwischen braver Idylle und romantischer Musikemphase. Fettes Blech Die Musiktage rückten noch eine Wiederentdeckung ins Blickfeld: Verdis Oper "I Masnadieri" nach Schillers "Räuber" (1847), wobei man wissen sollte, dass der Librettist Andrea Maffei das mit freiheitlichen Ideen spielende Sturm-und-Drang-Drama zur privaten Familientragödie, zur Plattform für Belcanto-Fülle verkürzt hat. So kommts, dass der Bösewicht Francesco seine Mordpläne in beschwingtem Walzertakt verkündet. Dennoch: Roberto Paternostro haucht beim Musikherbst der selten aufgeführten Verdi-Oper wieder jenen Aufbruchsgeist ein, den einst das Original-Drama atmete. Paternostros einstiges Orchester, die Württembergische Philharmonie Reutlingen, dramatisiert den Vierakter mit den Stuttgarter Choristen zum rasanten Thriller - fettes Blech, seufzende Geigen, kernige Chöre und schmachtende Celli. Der vielversprechende Newcomer Andriy Maslakov zeigt Francesco als verwundete Seele. Und Jonas Kaufmann porträtiert Carlo vieldeutig schillernd als furiosen Rebellen und grandiosen Melancholiker im Angesicht eines Sonnenuntergangs - eine tenorale Glanzleistung. Fazit: Schillers Ideen und Verdis Schmelz gehen nicht ganz zusammen. Doch die Oper bietet eine Fülle eingängiger Melodien. Und so hat sich die Uracher Wiederentdeckung dennoch gelohnt.
OTTO PAUL BURKHARDT
 
 
XXV Herbstliche Musiktage Bad Urach 16.10 - 23.10. 2005
Autori vari
 
La serata che ha concluso la 25a edizione degli Herbstliche Musiktage di Bad Urach è stata molto ricca di emozione. Non si è pensato tanto alla rara occasione di ascoltare quest'opera, ma tutti sono stati immediatamente conquistati dalla musica. La musica di Verdi è teatro anceh nella sala da concerto, fin dal canto accorato del violoncello nel preludio, alle cavatine che si susseguono sempre diverse, dai cori canaglieschi ai recitativi possenti: Verdi appare "nel suo verace aspetto": anche chi non ha mai sentito una nota di quest'opera lo riconosce ed è pronto a farsi travolgere dall'emozione.
La cifra verdiana è venuta fuori anzi tutto con la direzione di Roberto Paternostro, italiano più di nome che nella realtà, ma molto italiano nella sensibilità musicale: alla testa della Wuerttenbergische Philpharmonie di Reutlingen, ha trovato le sonorità giuste, la giusta "pulsazione" e ha reso il loro diritto alle voci. Elisabeth Wachutka ha trovato suoni soavi per un'Amalia di paradiso, il giovane baritono Andriy Maslakov ha mostrato buone intenzioni di interprete, che saranno più evidenti se la voce maturando si scurirà e si arricchirà di colori. Franz Hawlata, timbro scuro e grande legato, evoca le suggestioni arcaiche del canto del vecchio Massimiliano. Ma su tutti splende il Carlo scuro e tormentato di Jonas Kaufmann, autentico artista verdiano: si direbbe che abbia interpretato tanto volte il personaggio sulla scena (invece, questo era il suo debutto, e chi sa mai se e quando...), tanto è "dentro" quello che canta, alternando acuti lucenti come lame a mezzevoci che commuovono profondamente. Ancora una volta è dimostrato che l'esperienza del Lied e dell'opera non si contrappongono ma si completano.
Buona voce e buona interpretazione di Reto R. Rosin (Arminio) e validi anche Erik Frithjof (Rolla) e Janek Janiszewski (Moser, questa sorta di studio per l'Inquisitore).
Tanti tanti applausi alla fine - peccato solo che la sala non fosse tutta piena: peggio per chi non c'era - applausi per gli interpreti e per Verdi, calda manifestazione della gioia per l'emozione che gli uni e l'altro ci hanno procurato. E di questa emozione fa parte un po' di orgoglio di essere italiani e di essere tedeschi e, nella sintesi di due geni, di riconoscerci europei.
 
 
Frankfurter Rundschau: Schalk und Schmerz /Liederabend in der Frankfurter Oper mit Jonas Kaufmann
Auf den ersten Blick sieht Jonas Kaufmann aus wie einer jener bemüht jungenhaften, noch immer wildwuscheligen Männer Mitte dreißig, die sich hämisch in den beginnenden Glatzen ihrer Altersgenossen spiegeln. Aber das täuscht. Denn der in München geborene und ausgebildete Tenor kann es sich ohne Weiteres aussuchen, was für ein Mann er gerade sein möchte. Dafür muss er sich noch nicht einmal umziehen. Seine Stimme, seine Ausstrahlung genügen. Zwar musste Klavierbegleiter Helmut Deutsch beim gemeinsamen Liederabend in der Oper Frankfurt in Sachen Ausdruck zunächst noch ein wenig nachhelfen. Aber als sich Kaufmann aus der Sicherheit der Einheitslautstärke herauswagte, gewann alles Folgende stetig an Souveränität. Und das, obwohl man die Zusammenstellung des Programms geradezu sportlich nennen könnte. Robert Schumanns Dichterliebe, Benjamin Brittens Sieben Sonette des Michelangelo und eine breit gefächerte Auswahl handverlesener Lieder von Richard Strauss brachten Kaufmann und Deutsch mit. Da war es fast unausweichlich, dass Kaufmann nicht allzu tief in alle sich anbietenden emotionalen Abgründe eintauchte, sondern sie gleichsam im Konjunktiv andeutete. Schließlich wollten am Ende des Programms auch noch stolze fünf Strauss-Zugaben bewältigt sein, zwecks Ankündigung der demnächst erscheinenden gemeinsamen Aufnahme von Strauss-Liedern. Viel Anerkennung zollte das Frankfurter Publikum, geizte nicht mit Applaus und Bravo-Rufen angesichts dieser bemerkenswerten Gemeinschaftsleistung. Und Jonas Kaufmann verfügt tatsächlich über eine Stimme, die solches und noch mehr mühelos mitmacht. Gründlich operntrainiert ist sie seit Jahren, vom ersten Engagement Kaufmanns als lyrischer Tenor am Staatstheater Saarbrücken über seine Titelrollen als Ensemblemitglied des Opernhauses Zürich seit 2001 bis zu seinen internationalen Gastauftritten und Einspielungen. Klar ist sie, kraftvoll und warm mit angenehm baritonaler Färbung, stabil selbst im Hochrisiko-Pianissimo und im Fortissimo nie schmetternd oder gar grell. Ein Hohelied des kultivierten Belcanto zelebrierte Kaufmann in Brittens Michelangelo-Sonetten, gestaltete die Strauss-Lieder mit derart unaufdringlicher Größe, dass sie als Keimzellen des Strauss’schen Opernschaffens erfahrbar wurden. Nur seinen Schalk könnte Kaufmann gelegentlich vielleicht etwas besser im Zaum halten. Zu beliebig wirkten Scherz, Spott und Schmerz in Schumanns "Ein Jüngling liebt’ ein Mädchen", zu drollig klang die Schlusszeile "Und’s Wort hab’ ich vergessen" in "Allnächtlich im Traume". Aber sein komisches Talent dürfte Kaufmann in 2005/2006 sogar zupass kommen, wenn er an der Oper Frankfurt in Bedrich Smetanas "Die verkaufte Braut" die Rolle des Hans singt. Auch Helmut Deutsch kommt wieder: Er leitet zum zweiten Mal einen Meisterkurs für Solistinnen und Solisten des Frankfurter Opernensembles.
 
 
Frankfurter Neue Presse: Dichterliebe ist kein leichter Einstieg
Der Tenor Jonas Kaufmann er oberte das Publikum in der Oper Frankfurt mit Liedern von Schumann, Britten und Strauss.
Bislang hat sich der gebürtige Münchner vor allem als Mozart-Interpret und mit Partien des italienischen und französischen Fachs auf den Opernbühnen einen Namen gemacht. Seit einigen Jahren nun strebt er zudem eine Karriere als Liedsänger an. Sein Debüt am Frankfurter Opernhaus – im Mai kommenden Jahres wird Kaufmann dort auch in Smetanas „Verkaufter Braut“ zu erleben sein – erwies sich dabei als Meilenstein auf dem Weg zur Gesangselite.
Da ist zunächst diese attraktive, leicht baritonal gefärbte Stimme, verbunden mit einer bewundernswert klaren Diktion und einer ausgefeilten Legato-Technik und einem berückenden Mezza Voce, das Kaufmann gerne und sehr stilsicher einsetzt. Der 36-Jährige gestaltet wohltuend dezent, setzt nicht auf äußerliche Effekte, lässt vielmehr die Stimme Ausdrucksträger sein; und beim emphatischen Ausbruch wird sein Timbre kerniger und strahlt in der Höhe mit metallischem Glanz. Schumanns „Dichterliebe“ ist kein leichter Einstieg und Kaufmanns Tenor brauchte eine kleine Zeit um sich zu lösen. Erste Höhepunkte waren hier „Ich grolle nicht“ „Ein Jüngling liebt ein Mädchen“ und schließlich „Ich hab’ im Traum geweinet“. Dramatisch geschärfter und mit kraftvoller Höhe präsentierte Kaufmann Brittens „Sieben Sonette des Michelangelo“. Die endgültige Befreiung kam dann mit der Strauss-Auswahl inklusive der umjubelten fünf Zugaben darunter „Nichts“ und „Morgen“.
Und Helmut Deutsch am Flügel? Die kongeniale Klavierbegleitung des Wieners erwies sich einmal mehr als ein Kunstereignis für sich. Auf ihn müsste man eigentlich eine Extra-Lobeshymne anstimmen.
 
 
Rhein-Main-Zeitung: Piano-Zauber im Jugendstil
Jonas Kaufmann und Helmut Deutsch in der Oper Frankfurt
Liedgesang ist für Opernsänger ein untrüglicher Test, zu erproben, inwieweit die Stimme unter den Belastungen der Bühnenauftritte gelitten hat, ob sie fernab von spielerischen Aktionen und schützendem Orchesterteppich noch ihre alte Verläßlichkeit und Flexibilität besitzt. Blickt man auf die Reihe der Liederabende in der Frankfurter Oper zurück, so muß man feststellen, daß dies selbst namhaften Bühnenstars nicht immer gleichermaßen gelingt, ganz abgesehen von stilspezifischen Kriterien des Liedgesangs.

Unter diesem Aspekt bietet Jonas Kaufmann, der zusammen mit Helmut Deutsch jetzt einen Abend der Reihe bestritt, ein positives Bild; freilich gehört der lyrische Tenor, der als Tamino Triumphe feierte, noch immer zu den Jüngeren. Lange widersteht er der Versuchung, mit seiner prachtvollen Höhe zu prunken ("Ich grolle nicht" Strauss-Lieder). Noch hat die ausnehmend schöne Stimme, die manchen an den jungen Fritz Wunderlich erinnerte, nicht unter Ausgriffen ins "schwere" Fach (Parsifal*, Busonis Doktor Faust**) gelitten. Vielleicht dauert es heute etwas länger, bis die Stimme in der Startphase ihren vollen Glanz entfaltet; natürlich ist Schumanns "Dichterliebe" ein kritischer Einstieg in einen Liederabend, wie ihn nicht viele wagen. Beglückend jedenfalls ist der unverkennbare Liedton mit einem reich schattierten Piano (bis zum verschwebenden Pianissimo) als Ausgangspunkt, gestützt durch sorgsame Phrasierung, vorbildliche Textbehandlung, unaufdringliche Mimik und Gestik . Die Ausdeutung der Gedichte bleibt immer im stilistischen Rahmen; selbst in der abschließenden Richard-Strauss-Gruppe wird der unverkennbare Jugendstil-Gestus nie veräußerlicht, das Szenisch- Deklamatorische ("Wozu noch" "Ach weh mir unglückhaftem Mann") dezent angedeutet. Kein Zufall ist es, daß Brittens "Sieben Sonette des Michelangelo" aus dem Jahr 1940 so selten aufgeführt werden, zumindest hierzulande. Britten hat für die artifiziell- hermetischen Liebesgedichte Vertonungen in der großen Liedtradition gefunden, die vor allem an den Sänger außerordentliche technische (Höhenlage!) wie musikalische Anforderungen stellen. Die beiden Künstler überzeugten durch eine klar umrissene Konzeption für die unterschiedlich pointierten, aber stets tonal gehaltenen Lieder (rasches Parlando im 32. Serenadenton im 38. Sonett ). Dies alles ruhte spürbar auf dem sicheren Fundament vertrauter Partnerschaft der beiden Künstler. Helmut Deutsch nutzte seine reiche Erfahrung für souveräne, dabei selten routinierte, Gestaltung des Klavierparts. Bei Schumann drängte er glücklich auf Geschlossenheit des zyklischen Gefüges; von Anfang an ließ er keinen Zweifel an der Bedeutung des Klavierparts. Immer länger werden die Nachspiele bis zum Herzenserguß des letzten. Noch einmal knüpfte Deutsch daran an: in der Klavier-Kantilene des "Morgen" von Richard Strauss, die den Sänger endlos auf seinen Einsatz warten läßt. Hier war man allerdings schon beim fünffachen Zugaben-Komplex der drei in München geborenen oder tätigen (Deutsch) Künstler angekommen. Oft hat man Strauss getadelt, er sei bei der Wahl seiner Textdichter allzu wahllos gewesen. An diesem Abend konnte man spüren, wieviel von der Art ihrer Wiedergabe abhängt. Geschieht es so geschmackvoll-diskret, so sind die auftrumpfenden ("Wie sollten wir" "Nichts") wie die sensiblen ("Traum durch die Dämmerung ") Lieder bei allem Jugendstil-Ornament als Dokumente ihrer Zeit durchaus zu würdigen und zu genießen. GERHARD SCHROTH

* Rollendebüt 13.4.2006 !
** ??!! Doktor Faust ist es eine Baritonrolle und den Mephistopheles (in Busonis Oper eine Tenorrolle) hat Jonas Kaufmann auch nicht gesungen.

 
 
Schubert und Oper, das ist ein Konzert-Erlebnis
VON WILHELM SINKOVICZ (Die Presse) 29.11.2005
Die Zürcher Oper schickte Schuberts "Fierrabras" nach Wien. Konzertant. Das war die beste Regie.
 

Mit den Schubert-Opern ist das so eine Sache. Die Musik ist herrlich, zuweilen verdichtet sie sich auch zu beinah dramatisch zu nennenden Klangballungen. Im "Fierrabras" gilt das vor allem für den Mittelakt. Doch auch bei diesem Werk mangelt es in einer Weise an dramaturgischer Stringenz, dass am Ende nur noch das St. Pöltner Telefonbuch als Beispiel für Lektüre von vergleichbarer Spannung herangezogen werden kann.

Überdies verträgt sich der heutige Geschmack schwer mit Lobgesängen auf die Tugendhaftigkeit. Auch Schillers "Bürgschaft" gilt Mittelschülern des angehenden 21. Jahrhunderts bestenfalls als Sinnbild geradezu utopischer Naivität. "Fierrabras" steht, historisch und stilistisch gesehen, irgendwo zwischen der "Zauberflöte" und dem "fliegenden Holländer" - also in jenem Nirvana, in dem auch die Opern Webers, Lortzings, Marschners verschwunden sind.
Dem blinden Fleck im Repertoire begegnen hie und da szenische Versuche. Sie scheitern allesamt wie jener, den Ruth Berghaus vor Jahren in Wien veranstaltet hat. Wie das Wagnis "Fierrabras" in Zürich ausging, wird demnächst die DVD-Aufzeichnung lehren. Einen Vorgeschmack bekam man im Konzerthaus, denn da trat mit Solisten, Chor und Orchester der Zürcher Oper auch ein Schauspieler als Schubert auf und brüllte Textfragmente in die Runde - mag sein, auf der Bühne macht das guten Effekt. Im Konzert-Zusammenhang wirkt der Regie-Ausritt deplatziert.
Im Übrigen freilich wurden Herz und Hörsinn frei für den Empfang melodischer Botschaften von feinsinnigem Zuschnitt. Denn Franz Welser-Möst waltet mit der ihm eigenen subtilen Gestaltungskunst am Pult und streichelte aus Sängern und Musikanten Schuberts blühende Melodiebögen heraus, dass Seelenregungen laut - und vor allem leise wurden. Er scheute auch nicht davor zurück, kraftvolles Donnergrollen und Schlachtenlärm tönen zu lassen, wo das angezeigt schien. Vor allem aber pulsierten die Rhythmen in jener Nervosität, die für exzellente Schubert-Interpretationen stets unabdingbar ist: Denn dieser Komponist rührt an innigsten Empfindungen. Eine Oper ist ihm wie ein Lied; vielleicht eines, das unterm Fabulieren ein bisschen zu groß geworden ist.
Solisten wie Juliane Banse, Michael Volle, Jonas Kaufmann, Twyla Robinson und Christoph Strehl brillierten in den vielen Ensembles, alle zusammen besangen zuletzt den Frieden, wie Josef Kupelwieser ihn für Schubert erdichtet hat. Es geht um die Freundschaft, die Liebe, die Treue vor allem, so hehr, dass man's, wie schon gesagt, kaum glauben kann. Ein musikalisches Fest war es jedenfalls. Es erntete frenetischen Beifall.

 
 
VIENNA – Fierrabras, Opernhaus Zürich, 11/27/05
Opera News, March 2006
 
In addition to melodic, Romantic symphonies and piano and chamber music of searing depth and unmatchable charm, Schubert knew how to write songs and song cycles that essentially amount to monodramas. Indeed, Die Winterreise and Die Schöne Müllerin are now frequently given full stagings. But when it came to opera, Schubert displayed a theatrical instinct so inept that it is shocking to learn that he began at least nineteen operas. Many were never completed; many were lost; many were never performed in Schubert’s thirty-one years.

Had he been granted a longer life and a competent librettist, Schubert might have been the great Germanic composer to bridge the gap between Fidelio and Der Fliegende Holländer. Certainly the score of Fierrabras (written in 1823, but unperformed until seventy years after the composer’s death) shows a master in the making. The music is glorious; Josef Kupelwieser’s libretto is ludicrous.

Set during the rule of Charlemagne, it’s a medieval cross-and-armor epic, sort of I Lombardi meets Giovanna d’Arco. There are foes named Roland and Boland, knights named Eginhard and Ogier, and a camp follower named Maragond who exists solely to participate in a duet in parallel thirds.

On November 27, at Vienna’s Konzerthaus, the Zurich Opera Orchestra offered a rare opportunity to hear the work in its entirety, including spoken dialogue, which stretched it to three and a half hours. Director Claus Guth prepared the dialogue, and there is a lot of it, sometimes spoken, or delivered in the form of a Melodram — intoned speech with orchestral underscoring.

Guth further plopped an actor dressed (ostensibly) as Schubert in front of the brass to scowl, snort isolated words and phrases to the singers or hand manuscript pages to them.

Not even that could detract from arias, duets, trios and huge ensembles of power, glory and incredible beauty. Brahms is foreshadowed, Weber saluted, Bellini surprisingly suggested, Beethoven deified. The work owes more than a passing debt to Fidelio and comes complete with a trumpet call at the drama’s high point and a revelation to equal Leonore’s “Töt’ erst sein Weib!” in Fierrabras’s announcement “Er ist mein Vater, halte ein!”

The accomplished vocal writing showcases a range of styles. Jonas Kaufmann was the heroic Fierrabras, showing a gleaming, dark, clarion tenor; Christoph Strehl was a perfect foil as Eginhard, with a sweet, lighter Mozartean instrument; the amazing, versatile Juliane Banse used her sensual, dusky soprano to create a three-dimensional Emma (Eginhard’s love interest); as Florinda, Twyla Robinson went at her treacherous music with a unique tone suggestive of Gruberova and Deutekom; veteran Laszlo Polgar, a suave Charlemagne, still commands with his trademark velvet basso cantante; Michael Volle’s gruff, dramatic Roland sailed over music that recalled Fidelio’s Pizarro; young German basso Günter Groissböck was a commanding, confident Boland.

Franz Welser-Möst did a commendable job leading this huge undertaking, but there was a spark missing: one felt too often as if we were attending a musical history lesson, when what was needed was passion.
LARRY L. LASH
 
 

 
 
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